L’encens c’est une résine précieuse que l’on n’offre qu’aux dieux, que l’on n’offre qu’à Dieu. On peut voir dans ce mage qui apporte l’encens cette fine pointe de notre âme qui nous permet d’entrer en contact avec Dieu, ce que nous appelons aussi l’esprit, le « noûs » et qui a la capacité de dialoguer avec Dieu.
Le second mage apporte l’or, c’est le métal précieux symbole de la Royauté. Cette royauté qui gouverne les Nations, les cultures, l’intelligence, les cités, les rapports entre les hommes. Cette royauté n’est-ce pas notre âme, notre psyché qui nous gouverne ?
Le troisième mage apporte la myrrhe, parfum traditionnel de l’Arabie, elle permet d’embaumer les morts et nos Pères y ont vu l’annonce de la mort et de la Résurrection du Seigneur Jésus. Mais ne peut-on y voir aussi le symbole de notre corps qui mourra assurément mais qui ressuscitera, c’est notre foi.
Ces trois mages qui apportent l’encens, l’or et la myrrhe nous enseignent que c’est de tout notre être, avec tout notre être et par tout notre être, corps, âme et esprit, que notre personne est appelée à se mettre en route, à se fatiguer, à entrer dans la connaissance, à se renseigner auprès des autres, pour suivre l’étoile et Le découvrir lorsque « Son » étoile s’arrêtera juste au-dessus du lieu où Il se trouve.
Rappelons-nous nos moments étoilés… Comme les mages, avant d’entrer : réjouissons-nous d’une très grande joie et alors nous pourrons : corps, âme et esprit nous prosterner et L’adorer. Et le texte nous dit : ouvrant leurs trésors, ils lui offrirent des présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Nous sommes l’or, l’encens et la myrrhe, nous sommes les présents qu’Il attend de nous. Réjouissons-nous d’une très grande joie et donnons-nous corps, âme, esprit, à ce roi qui habite notre Bethléem intérieure, notre maison, notre cœur.
Mais : … avertis en songe de ne pas retourner vers Hérode, ce fut par un autre chemin qu’ils retournèrent en leur pays. Nous sommes prévenus, il nous faut, coûte que coûte, éviter de retourner vers Hérode, de redonner à notre « ego » une place usurpée. Il faut que notre esprit, notre âme et notre corps, libérés d’Hérode retournent dans notre pays par un « autre » chemin que celui qui nous est habituel et qui provoque tant de massacre des innocents en nous-mêmes comme autour de nous.
Dès le début des Evangiles, Dieu nous propose la « metanoïa », le retournement. Dès le début des Evangiles notre chemin spirituel nous est indiqué : suivre « Son » étoile, et nous réjouir d’une très grande joie. A nous de nous offrir à Lui sans réserve, corps, âme et esprit, afin qu’Il puisse réaliser en nous ce qui Lui est agréable.
Avec toute mon affection en Christ !
Père Pascal